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Nouveau disque de l'ensemble

 

Il Martirio di Sant'Orsola
d’Alessandro Scarlatti
(1660-1725)

Un oratorio pour 5 solistes restitué par le Concert de l’Hostel Dieu - chœur de femmes, orchestre à cordes, trompette et continuo -

Solistes
STEPHANIE REVIDAT, Sant'Orsola / soprano
Marina VENANT, Florida / soprano
Jean-Paul BONNEVALLE , Giesù / alto
François ROCHE, Ereo / ténor
Benoît ARNOULD, Giulio / basse

LE CONCERT DE L’HOSTEL DIEU
Franck-Emmanuel COMTE / Direction



L’enregistrement a été réalisé en public en l’Abbatiale de La Chaise-Dieu le 31 août 2006. Les moyens techniques et le mixage étaient assurés par France Musique (qui a diffusé ce concert le 7 septembre 2006). Ce nouvel enregistrement est coproduit par le Festival de La Chaise-Dieu, le Concert de l’Hostel Dieu et Ligia Digital , distribution Harmonia Mundi.


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Le Martyre de Sainte-Ursule aurait été composé à Rome entre 1695 et 1700 sans qu’aucune mention ne nous soit parvenue autours des circonstances de cette commande. Conservée sous la forme d’un manuscrit unique à la Bibliothèque Municipale de Lyon, un mystère entoure sa genèse. Léon Vallas, musicologue lyonnais, signale que l’œuvre aurait été représentée à Lyon en 1718, fait invérifiable. Elle figure en tous les cas au répertoire de l’Académie du Concert de Lyon et du Palais des arts, au coté d’œuvres de Mancini, Fago, Stradella,…œuvres qui attestent le goût lyonnais pour les oratorios romains et napolitains.

Composée pour cinq solistes et orchestre à cordes, la partition fait également appel à un chœur de jeunes filles représentant les onze milles vierges censées accompagner Sainte-Ursule (soprano) dans son martyre. Une trompette apporte quelques accents martiaux au discours de Giulio Tiranno, rôle tenu par une basse soliste imposante. Giesù, alto masculin, est le garant chrétien de cette légende à l’origine toute païenne et bretonne. Florida (soprano) et Ereo (ténor), deux rôles secondaires, viennent équilibrer l’échiquier psychologique du drame.

Sur le plan musical, Scarlatti use de moyens plutôt discrets, préférant le huit-clos musical aux fastes habituels de l’oratorio romain. Une musique raffinée et intérieure caractérise chacun des personnages, gratifiant le rôle de Saint-Ursule des passages les plus expressifs.

Seule, la rage et la force des airs de Giulio Tiranno, véritable Pilate, nous éloignent de cette douce sérénité intérieure qui parcours l’œuvre. Un air de Giesù, accompagné du continuo seul vient sobrement conclure l’œuvre dans le dépouillement, appelant à la méditation et au recueillement.